La colocation : l’autre façon de se loger

La colocation : l’autre façon de se loger

mars 5, 2021 Non Par Rédaction

Pour se loger décemment dans un quartier sympa sans se ruiner, le seul moyen est de partager son logement à plusieurs colocataires. Les étudiants sont les principaux adeptes de la colocation mais la formule a tendance à déborder sur toutes les classes d’âges.

Les prix de l’immobilier flambent dans les centres-villes et très logiquement, les prix des locations suivent le même rythme.

Devant cette inflation des prix du m2, mais aussi du durcissement des critères de sélection et de garanties des agences immobilières et des propriétaires, de plus en plus de célibataires à faible revenu choisissent la formule de la colocation pour améliorer leurs conditions de vie.

Un phénomène en plein essor

En 2005, les résultats d’une enquête menée par Ipsos révélaient que la colocation concernait presque un Français sur cinq. Selon cette même enquête, 87% des personnes interrogées déclaraient que la colocation était pour eux une bonne solution pour avoir un logement moins cher et plus confortable. En effet, pour beaucoup, recourir à la colocation signifie qu’ils peuvent accéder à un logement de standing plus élevé, plus spacieux mais aussi mieux situé géographiquement que s’ils avaient dû louer seul. Face à la pénurie de logements dans les hyper-centres villes, le choix de la colocation n’est donc plus seulement une question simplement économique mais bel et bien une façon de vivre mieux pour un prix identique. Outre le prix et le confort au quotidien, les adeptes de la colocation plébiscitent également la convivialité de la formule. A l’image des vedettes de la série Friends, la colocation permet de se forger un réseau de connaissances et d’amis. Une part de plus en plus croissante des étudiants colocataires poursuit d’ailleurs l’expérience une fois le diplôme obtenu avant de fonder une famille.

Bien choisir ses colocataires

La tâche la plus ardue dans la colocation est de tomber sur les bons colocataires. Pour plus de simplicité, bon nombre de colocation se base dès le départ sur des personnes de connaissance, des voisins, des amis ou encore de la famille. L’avantage de cette formule est que l’on se connaît déjà, il y a donc moins de surprise. Pour les étudiants qui débarquent dans une ville inconnue, sans amis ni familles, la solution la plus simple est de recourir à une annonce. Avant de signer pour un bail, quelques précautions sont toutefois à prendre. La première est évidemment de s’assurer de la solvabilité de ses colocataires. En effet, dans la plupart des cas, l’obligation de payer le loyer est conjointe, c’est à dire que chaque colocataire est responsable jusqu’à concurrence de sa part. Attention toutefois : Quand le bail comporte une clause dite de solidarité, si l’un des colocataires refuse de payer, le propriétaire peut se retourner vers les autres colocataires pour qu’ils payent la totalité du loyer. La plupart du temps quand il s’agit d’étudiants, les agences demandent aux parents une caution solidaire. Les autres critères à définir sont multiples et beaucoup moins formels : tempérament, âge, propreté, capacité à s’adapter…

Le saviez-vous ?

Comme on pourrait s’en douter, et ce que l’enquête Ipsos confirme d’ailleurs, la colocation est un phénomène principalement urbain. C’est en effet en Ile-de-France qu’on a le plus l’expérience de la colocation (23%). Loin derrière, quelques villes universitaires de province commencent à voir elles aussi les annonces fleurir.